Carte d'identité de l'entreprise
Étape préalableDiagnostic Express — 5 minutes
Premier scan rapideAvant de plonger dans le détail, répondez aux 12 questions clés ci-dessous. Le système calcule en temps réel un score express /100, identifie automatiquement les 3 priorités d'action et oriente vers les modules détaillés à approfondir. Idéal pour un premier audit éclair ou un rendez-vous commercial.
12 questions clés
5 minRésultat du diagnostic express
Synthèse instantanée- Répondez aux questions pour identifier vos priorités…
Analyse comptable & financière
Diagnostic — baseLe Bilan — Photographie patrimoniale
StructurePhotographie du patrimoine à une date donnée. Permet d'évaluer la structure financière, d'identifier les ressources et emplois, de mesurer la solvabilité et de comprendre la composition du patrimoine.
Seuils critiques
- Écart < 1 % : équilibré
- Écart 1-5 % : à vérifier
- Écart > 5 % : incohérence
Compte de Résultat — Film de l'activité
PerformanceFilm de l'activité sur une période. Mesure la performance économique, identifie les sources de rentabilité et permet d'analyser les coûts.
Tableau de Flux de Trésorerie (TFT)
CashComprendre les flux de cash réels, identifier les tensions de trésorerie, évaluer la capacité de financement. Souvent plus révélateur que le résultat comptable.
Lecture
- Flux exploit. > 0 et > investissement : autofinancement sain
- Flux exploit. > 0 mais < investissement : croissance financée par dette
- Flux exploit. < 0 : modèle non viable sans financement externe
Soldes Intermédiaires de Gestion
Cascade de margesMarge Commerciale
Activité négoceMesure la performance commerciale brute pour les activités de négoce (achat-revente).
Seuils repères (négoce)
- < 15 % : modèle fragile
- 15-25 % : standard
- > 25 % : confortable
Production de l'Exercice
Activité industrielleMesure le niveau réel d'activité productive (et non simplement vendue). Inclut la production stockée et immobilisée.
Valeur Ajoutée (VA)
Création de richesseMesure la richesse créée par l'entreprise — ce qui restera à partager entre les facteurs (personnel, État, prêteurs, actionnaires).
Seuils (tous secteurs confondus)
- < 20 % : forte dépendance externe
- 20-35 % : standard industriel
- > 35 % : forte création de valeur interne
Excédent Brut d'Exploitation (EBE)
Performance opérationnelleMesure la performance opérationnelle pure, indépendamment de la politique d'investissement, de financement et fiscale. L'indicateur le plus comparable entre entreprises.
Seuils critiques
- EBE < 0 : modèle économique défaillant
- 0-5 % CA : tension forte
- 5-10 % CA : standard
- > 10 % CA : performant
- > 20 % CA : excellence
Résultat d'Exploitation (EBIT)
Performance économiquePerformance économique après prise en compte de l'amortissement des outils de production. Reflète la rentabilité de l'activité courante.
Seuils
- < 0 % : non rentable
- 0-5 % : fragile
- 5-15 % : sain
- > 15 % : excellent
Résultat Courant Avant Impôt (RCAI)
Impact financierMesure l'impact de la politique financière (intérêts, placements) sur la performance.
Résultat Net
Bottom lineRentabilité finale revenant aux actionnaires après éléments exceptionnels et impôts.
Seuils marge nette
- < 0 % : perte
- 0-3 % : faible
- 3-8 % : standard
- > 8 % : excellent
Capacité d'Autofinancement (CAF)
Ressources internesRessources internes générées par l'activité pour rembourser la dette, investir, distribuer des dividendes, financer la croissance. La CAF se calcule selon la méthode additive (à partir du résultat net en ajoutant les charges non décaissables et soustrayant les produits non encaissables) ou la méthode soustractive (à partir de l'EBE). Les deux méthodes convergent.
- < 3 % : insuffisant, capacité de remboursement et d'investissement limitée
- 3-7 % : standard, à comparer au secteur
- 7-15 % : confortable
- > 15 % : excellent (services à forte marge, SaaS)
Équilibre financier
FRNG · BFR · TrésorerieFonds de Roulement Net Global (FRNG)
Équilibre LTMesure l'équilibre long terme : excédent des ressources stables sur les emplois stables. Un FRNG positif est une "marge de sécurité" pour financer le cycle d'exploitation.
Seuils
- FRNG < 0 : déséquilibre structurel
- FRNG ≈ 0 : tendu
- FRNG > 0 : sain
Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
Cycle d'exploit.Mesure le besoin de financement du cycle d'exploitation. Un BFR élevé = l'entreprise finance ses clients/stocks avec sa propre trésorerie. Levier n°1 d'optimisation cash.
Seuils BFR / CA
- BFR négatif : modèle générateur de cash (distrib., e-commerce)
- < 30 jours : excellent
- 30-60 jours : standard industriel
- > 90 jours : BFR à optimiser
Trésorerie Nette
Liquidité réelleLiquidité réelle disponible. C'est ce qui reste du FRNG après financement du BFR. Indicateur ultime de santé financière à court terme.
Diagnostic
- TN > 0 stable : équilibre solide
- TN négative ponctuellement : à surveiller
- TN < 0 chronique : risque cessation de paiement
Ratios financiers
Structure & rentabilitéRatio d'Autonomie Financière
IndépendanceMesure l'indépendance financière vis-à-vis des prêteurs. Plus le ratio est élevé, plus l'entreprise est autonome.
Seuils
- < 20 % : dépendance forte
- 20-30 % : limite bancaire
- > 30 % : sain
- > 50 % : très solide
Ratio d'Endettement (Gearing)
LevierMesure le levier financier — combien de dette pour 1€ de capitaux propres.
Seuils bancaires usuels
- < 0,5 : très peu endetté
- 0,5-1,0 : raisonnable
- 1,0-1,5 : limite haute
- > 1,5 : risque de défaut
Capacité de Remboursement
Risque bancaireNombre d'années nécessaires pour rembourser la dette avec la CAF actuelle. Indicateur clé des banques.
Seuils bancaires
- < 3 ans : excellent
- 3-5 ans : acceptable
- > 5 ans : refus bancaire probable
Liquidité Générale
CTCapacité à faire face aux échéances de court terme avec les actifs circulants.
Seuils
- < 1,0 : risque insolvabilité CT
- 1,0-1,5 : limite
- > 1,5 : confortable
Rentabilité Économique (ROA / ROCE)
Efficacité actifsMesure l'efficacité économique des actifs/capitaux investis, indépendamment de la structure de financement. À comparer au WACC.
Seuils
- < 5 % : destruction de valeur probable
- 5-10 % : moyen
- 10-15 % : bon
- > 15 % : excellent
Rentabilité Financière (ROE)
ActionnairesRendement pour les actionnaires. À comparer au coût des fonds propres (≈ 8-12 %).
Seuils
- < 5 % : décevant
- 5-10 % : standard
- 10-15 % : bon
- > 15 % : excellent
Analyse opérationnelle
Rotations & délaisRotation des Stocks
StockNombre de jours que les stocks "dorment" en moyenne. Détecter les surstocks ou ruptures.
Seuils repères
- < 30 j : excellent (FMCG)
- 30-60 j : standard distribution
- 60-90 j : industrie
- > 120 j : surstock probable
DSO — Délai Client
CréancesDélai moyen de paiement des clients. Lever d'optimisation cash majeur.
Seuils (norme LME France : 60 j max)
- < 30 j : excellent
- 30-45 j : bon
- 45-60 j : limite légale
- > 60 j : hors-norme
DPO — Délai Fournisseurs
DettesDélai moyen de paiement aux fournisseurs. Plus c'est long, plus c'est financé "gratuitement" — mais attention aux relations.
Seuils
- < 30 j : sous-utilisé
- 30-60 j : standard
- > 60 j : risque rupture fournisseur
Rotation des Actifs
ProductivitéMesure la productivité des actifs : combien de CA généré par 1€ investi.
Seuils (varie selon capital-intensité)
- < 0,5 : très capital-intensif ou sous-performant
- 0,5-1,0 : industriel standard
- 1,0-2,0 : services / distribution
- > 2,0 : excellent (asset-light)
Cycle de Conversion du Cash (CCC)
+ Synthèse opérationnelleSynthèse opérationnelle clé : nombre de jours entre la sortie de cash (achats) et l'encaissement client. Indicateur cash-conversion-cycle ultime.
Seuils
- CCC ≤ 0 : modèle générateur de cash (Amazon, Dell)
- 0-30 j : excellent
- 30-90 j : standard
- > 90 j : forte tension cash
Contrôle de gestion & pilotage
Coûts · Budget · ÉcartsComptabilité analytique
CadreVentiler les coûts par produit, activité, centre d'analyse ou projet. Permet de répondre à la question : « où mon argent est-il vraiment dépensé, et qu'est-ce que ça rapporte ? ». C'est le préalable à toute décision de pilotage des coûts.
- Au moins 2 axes croisés (ex : produit × client)
- 1 seul axe : analytique limitée
- Aucune ventilation : pilotage à l'aveugle
Charges incorporables
RetraitementRetraiter la comptabilité générale pour obtenir des coûts économiquement pertinents.
Coûts directs / indirects
TypologieDirects = affectables sans calcul à un produit (matières, MOD productive). Indirects = nécessitent une clé de répartition (loyer, encadrement, marketing). Plus la part d'indirects est forte, plus l'analytique est complexe et plus le risque d'imputation erronée augmente.
- < 25 % : analytique simple et fiable
- 25-50 % : nécessite des clés de répartition robustes
- > 50 % : risque élevé d'erreur d'imputation, méthode ABC recommandée
Coûts fixes / variables
StructureFixes = indépendants du volume (salaires permanents, loyers, amortissements). Variables = proportionnels à l'activité (matières, énergie, commissions). Le ratio détermine la sensibilité du résultat à une variation de CA (cf. levier opérationnel, outil 99).
- < 30 % : structure souple, faible risque conjoncturel
- 30-60 % : équilibrée, risque modéré
- > 60 % : structure lourde, fort levier opérationnel — danger en cas de baisse d'activité
Méthode du Coût Variable — MCV
ContributionCe qui reste après couverture des coûts variables, pour absorber les coûts fixes et générer du résultat.
Taux de marge sur coût variable
Rentabilité opérationnellePourcentage de chaque euro de CA qui contribue à couvrir les charges fixes puis à générer du résultat. C'est le levier principal d'amélioration de la rentabilité par action sur le pricing et les coûts variables.
- < 20 % : modèle économique fragile
- 20-40 % : correct (secteurs industriels)
- > 40 % : élevé (services, SaaS, marques fortes)
Seuil de Rentabilité
Point d'équilibreCA minimal à réaliser pour couvrir l'ensemble des charges (fixes + variables). En-dessous : perte. Au-dessus : profit.
Point Mort
Date d'équilibreDate dans l'année à partir de laquelle l'entreprise commence à dégager du résultat. Un point mort tardif signifie une fragilité saisonnière.
- < 180 j : équilibre avant l'été — robuste
- 180-270 j : équilibre fin Q3 — à surveiller
- 270-360 j : équilibre tardif
- > 360 j : entreprise structurellement déficitaire
Marge de Sécurité
RésilienceCapacité à absorber une baisse de CA avant de basculer en perte. C'est l'indicateur clé pour évaluer la résilience face à une crise sectorielle.
- < 10 % : très fragile
- 10-25 % : à surveiller
- 25-50 % : confortable
- > 50 % : excellente résilience
Coût complet
MéthodeCoût réel d'un produit ou service incluant toutes les charges (directes + indirectes après répartition). Sert à fixer les prix de vente et à juger la rentabilité par produit.
Coût marginal
Décision court termeCoût d'une unité supplémentaire produite. Sert aux décisions ponctuelles : accepter une commande exceptionnelle, sous-traiter, externaliser. Tant que le prix de vente > coût marginal, la commande est intéressante (à condition que les coûts fixes soient déjà couverts par l'activité courante).
- Prix > coût marginal : accepter (contribue au résultat)
- Prix < coût marginal : refuser (chaque unité aggrave la perte)
Coût standard
BudgetCoût prévisionnel calculé à partir d'hypothèses normées (rendements, prix d'achat, temps de main d'œuvre). Sert de référence pour l'analyse des écarts (outil 38) et la construction budgétaire.
Coût Cible (Target Costing)
ConceptionÀ l'inverse de la logique classique « coût + marge = prix », on part du prix accepté par le marché et de la marge cible pour déduire le coût maximum admissible. C'est l'outil clé de conception de produits rentables sur des marchés concurrentiels.
Analyse des Écarts Budgétaires
PilotageComparer budget vs réel, ou standard vs réalisé. Décomposer en : écart de prix, écart de volume, écart de mix.
Budget de Trésorerie
Anticipation cashAnticiper les tensions de cash mois par mois. Outil indispensable en PME et en croissance.
Reporting & Tableaux de Bord
PilotagePiloter la performance en temps réel. Un bon TdB = ≤ 10 KPI critiques, mis à jour mensuellement, partagés et discutés.
Stratégie d'entreprise
SWOT · PESTEL · Porter · BCGAnalyse SWOT scorée
Diagnostic synthétiqueVision synthétique interne (forces/faiblesses) / externe (opportunités/menaces). Notez l'intensité de chaque quadrant de 1 (faible) à 5 (fort) — le score net interne (S−W) et externe (O−T) sera calculé automatiquement.
S — Forces
W — Faiblesses
O — Opportunités
T — Menaces
- Interne + / Externe + → OFFENSIVE : exploiter les opportunités avec les forces (croissance, conquête)
- Interne + / Externe − → DÉFENSIVE : utiliser les forces pour neutraliser les menaces (consolidation)
- Interne − / Externe + → AJUSTEMENT : combler les faiblesses pour saisir les opportunités (transformation)
- Interne − / Externe − → SURVIE : restructurer rapidement, repositionnement nécessaire
Analyse PESTEL scorée
Macro-environnementCartographier les forces macro-économiques qui pèsent sur l'entreprise. Pour chaque dimension, notez l'impact NET sur l'activité de −3 (très défavorable) à +3 (très favorable). Le score global indique si le contexte macro est porteur ou contraire.
- ≤ −6 : Macro très défavorable — environnement structurellement adverse, repositionnement à envisager
- −6 à −2 : Macro contraire — vents contraires, prévoir résilience et adaptation
- −2 à +2 : Macro neutre — pas de pression notable, la performance dépend de l'exécution interne
- +2 à +6 : Macro porteur — vents favorables, accélérer la conquête
- ≥ +6 : Macro très porteur — fenêtre exceptionnelle, capitaliser massivement
5 Forces de Porter
Intensité concurrentielleÉvaluer l'attractivité d'un secteur. Plus la pression est forte sur les 5 axes, plus le secteur est difficile.
Lecture
- ≤ 12 : secteur attractif
- 13-18 : pression standard
- > 18 : secteur très contraint
Chaîne de Valeur de Porter
Création de valeurIdentifier où se crée la valeur. Activités primaires (logistique, production, vente, service) et activités de soutien (infra, RH, technologie, achats).
Matrice BCG
PortefeuilleArbitrer un portefeuille d'activités selon part de marché (relative) et croissance du marché.
Matrice McKinsey / GE
Priorisation investissementsPlus nuancée que la BCG (matrice 3×3). Axe attractivité du marché × force concurrentielle.
Business Model Canvas scoré
Modèle économiqueCartographier le modèle économique en 9 blocs. Pour chaque bloc, notez la solidité de 1 (fragile / non défini) à 5 (différenciant / robuste / défendable). Un score BMC global révèle la robustesse du business model.
- Score moyen ≤ 2.5 : business model fragile, plusieurs blocs à reconstruire
- 2.5–3.5 : business model viable mais perfectible
- 3.5–4.5 : business model solide
- ≥ 4.5 : business model exceptionnel, fortement défendable
- Un bloc ≤ 2 : maillon faible — risque de rupture sur cette dimension, priorité absolue
Blue Ocean Strategy
Espace concurrentielCréer un espace concurrentiel nouveau plutôt que d'affronter la concurrence dans l'océan rouge.
Jobs To Be Done (JTBD)
Besoin clientComprendre le "job" que le client cherche à accomplir, au-delà du produit.
Croissance & performance commerciale
CAC · LTV · Churn · NRRTAM / SAM / SOM
Potentiel marchéTAM = marché total adressable. SAM = marché accessible (géo + produit). SOM = part atteignable réaliste à 3-5 ans.
CAC — Coût d'Acquisition Client
Marketing & ventesCombien coûte l'acquisition d'un nouveau client. À comparer impérativement à la LTV.
LTV — Lifetime Value
Valeur clientValeur économique générée par un client sur toute sa durée de vie.
Ratio LTV / CAC
Modèle économiqueIndicateur clé du modèle. Référence SaaS : ≥ 3 pour rentabilité saine.
Seuils
- < 1 : destruction de valeur
- 1-3 : à améliorer
- 3-5 : sain
- > 5 : sous-investit peut-être en acquisition
Churn Rate
RétentionTaux de perte de clients (ou de revenu) sur une période. Levier critique de croissance.
Seuils annuels
- < 5 % : excellent (SaaS B2B)
- 5-15 % : standard
- > 20 % : alarmant
NRR — Net Revenue Retention
Croissance organiqueCroissance générée par les clients existants (upsell − churn). Référence SaaS : > 100 %.
Seuils
- < 90 % : perte de revenu
- 90-100 % : stable
- 100-110 % : croissance organique
- > 110 % : excellent
Taux de Conversion
FunnelMesure l'efficacité commerciale à chaque étape du tunnel.
Pricing Power
Levier prixCapacité à augmenter les prix sans perte de volume significative. Indicateur de force de marque et différenciation.
Analyse Pareto 80/20
ConcentrationIdentifier les 20 % de clients/produits qui font 80 % du CA ou de la marge.
Lecture
- < 30 % : concentration saine (focus possible)
- 10-20 % : très concentré
- < 10 % : risque dépendance majeure
Performance industrielle & opérationnelle
Lean · Six Sigma · TRSLean Management
Élimination gaspillagesIdentifier et éliminer les 7 gaspillages (Muda) qui n'apportent aucune valeur au client : surproduction, attentes, transports inutiles, sur-traitement, stocks excessifs, mouvements inutiles, défauts/retouches. Étendu parfois aux 8 Muda avec le sous-emploi des compétences.
Six Sigma
Réduction variabilitéMéthode statistique de réduction de la variabilité des processus pour atteindre 3,4 défauts par million d'opportunités. Méthodologie DMAIC : Define (problème), Measure (mesurer), Analyze (causes racines), Improve (solutions), Control (pérenniser).
- 2σ ≈ 31 % défauts : qualité très faible
- 3σ ≈ 6,7 % défauts : qualité moyenne
- 4σ ≈ 0,62 % défauts : standard industriel
- 5σ ≈ 0,023 % : très bon
- 6σ ≈ 3,4 ppm : excellence
TRS / OEE — Taux de Rendement Synthétique
Efficacité industrielleMesure unique de la performance d'un outil de production. Multiplicatif : un seul facteur faible plombe le total.
Standards industriels
- < 60 % : faible
- 60-75 % : standard
- 75-85 % : très bon
- > 85 % : world-class
Theory of Constraints (TOC)
Goulot d'étranglementThéorie de Goldratt : la performance d'un système entier est limitée par celle de son maillon le plus faible (goulot). Optimiser ailleurs ne sert à rien tant que le goulot n'est pas levé. Méthode en 5 étapes : 1) Identifier le goulot, 2) Exploiter au maximum, 3) Subordonner le reste, 4) Élever sa capacité, 5) Recommencer (le goulot s'est déplacé).
Process Mining
Data analyticsReconstituer les processus réels à partir des logs des systèmes d'information (ERP, CRM, ticketing), par opposition aux processus théoriques documentés. Révèle les écarts, les boucles inattendues, les variantes non prévues, les goulots invisibles. Outils marché : Celonis, UiPath Process Mining, Disco, ProM.
Pilotage stratégique
KPI · BSC · OKR · NSMKPI Tree
DécompositionDécomposer un objectif stratégique en KPI opérationnels actionnables. Ex : CA = trafic × conversion × panier × fréquence.
Balanced Scorecard (Kaplan & Norton) scoré
Pilotage 360°Pilotage multidimensionnel sur 4 axes équilibrés. Pour chaque axe, listez les KPI suivis ET notez la maturité de votre pilotage de 1 (aucun KPI, pas de suivi) à 5 (KPI définis, mesurés, revus, action plans associés). Le score équilibre est crucial : un BSC déséquilibré (ex: tout en finance, rien sur l'apprentissage) est dangereux à long terme.
- Score moyen ≤ 2 : pilotage défaillant, l'entreprise navigue à vue
- Score moyen 2–3.5 : pilotage en construction, à industrialiser
- Score moyen ≥ 3.5 : pilotage solide
- Écart ≥ 3 pts entre axes : déséquilibre dangereux — un axe est négligé, à risque structurel
- Écart 2 pts : déséquilibre à corriger
- Écart ≤ 1 pt : pilotage équilibré, vision 360° opérationnelle
OKR — Objectives & Key Results
AlignementAligner l'exécution avec la stratégie. 1 objectif qualitatif (Direction) + 3-5 résultats clés quantifiés (Mesure).
North Star Metric
Métrique uniqueLa métrique unique qui capture la valeur livrée au client et prédit la croissance. Ex : Airbnb = nuits réservées ; Spotify = minutes écoutées ; LinkedIn = profils complétés.
Investissement & valorisation
DCF · VAN · TRI · WACC · EVADCF — Discounted Cash Flow
Valorisation entrepriseMéthode de valorisation reine en finance : la valeur d'une entreprise = somme des flux de trésorerie futurs qu'elle va générer, actualisés à un taux qui reflète le risque. C'est la base des évaluations de transmissions, fusions-acquisitions, levées de fonds.
- VT = FCF × (1+g) / (WACC − g) — sous condition WACC > g
- Sensibilité élevée à g et WACC : toujours faire une analyse de sensibilité
- Si g ≥ WACC : formule invalide, modèle à revoir
VAN — Valeur Actuelle Nette
Rentabilité projetMesure la rentabilité d'un projet d'investissement en actualisant tous ses flux futurs. Une VAN positive signifie que le projet crée de la valeur au-delà du coût du capital. C'est le critère de décision principal pour arbitrer entre projets.
- VAN > 0 : projet crée de la valeur
- VAN ≈ 0 : projet neutre
- VAN < 0 : projet destructeur de valeur
TRI — Taux de Rendement Interne
Rentabilité projetTaux qui annule la VAN. À comparer au coût du capital (WACC) ou seuil interne de rentabilité.
Seuils
- TRI < WACC : refuser
- TRI ≈ WACC : marginal
- TRI > WACC + prime risque : accepter
WACC — Coût Moyen Pondéré du Capital
Coût capitalCoût moyen du financement. Sert de seuil de décision pour les projets et de taux d'actualisation pour le DCF.
Seuils
- WACC < ROCE : création de valeur
- WACC > ROCE : destruction de valeur
EVA — Economic Value Added
Création de valeurMesure la valeur réellement créée au-delà du coût du capital. EVA > 0 = entreprise crée de la richesse.
Lecture
- EVA > 0 : création de valeur
- EVA < 0 : destruction de valeur
Analyse de Sensibilité
Test de robustesseTester l'impact d'une variation isolée sur chaque paramètre clé d'un modèle ou d'un business plan (CA, marge, taux, volumes). Permet d'identifier les variables critiques sur lesquelles le résultat est le plus sensible. Méthode usuelle : faire varier chaque paramètre de ±10 % à ±20 % en gardant les autres constants.
Stress Test
Scénarios extrêmesSimuler la résilience de l'entreprise face à des scénarios extrêmes mais plausibles : récession sévère (−20 à −30 % CA), perte du client n°1, hausse brutale des matières premières (+30 %), crise de liquidité, choc fiscal ou réglementaire. C'est un outil clé pour le risk management et les présentations bancaires.
- Tous les scénarios laissent l'EBE positif : entreprise résiliente
- 1-2 scénarios font basculer en perte : zones de vulnérabilité à couvrir
- Plusieurs scénarios menacent la solvabilité : restructuration préventive nécessaire
Gouvernance & risques
Risk mapping · DDCartographie des Risques
IdentificationRecenser de manière exhaustive et structurée tous les risques susceptibles d'affecter l'entreprise. Catégories usuelles : stratégiques (marché, concurrence), opérationnels (processus, IT, RH), financiers (liquidité, change, taux), juridiques & conformité (RGPD, contentieux, fiscal), réputation, environnement & climat, cybersécurité.
Matrice Probabilité × Impact
Priorisation des risquesCoter chaque risque identifié sur deux axes 1-5 : probabilité d'occurrence et impact si survenue. Le produit P × I (score 1-25) hiérarchise les risques. Cette priorisation détermine où concentrer les efforts de mitigation (assurance, contrôle, transfert, évitement).
| Risque | Probabilité (1-5) | Impact (1-5) | Score | Action / Mitigation |
|---|---|---|---|---|
| 9 | ||||
| 9 | ||||
| 9 | ||||
| 9 | ||||
| 9 |
- 1-6 : risque faible — acceptation ou surveillance passive
- 7-14 : risque modéré — plan de mitigation à formaliser
- 15-25 : risque critique — action immédiate, transfert ou évitement
Analyse de Dépendance Clients & Fournisseurs
ConcentrationMesurer la concentration et donc la vulnérabilité.
Seuils
- Top 1 client < 10 % : faible risque
- 10-25 % : à surveiller
- > 25 % : risque majeur
Due Diligence
AcquisitionAudit complet d'une cible avant acquisition : financière, fiscale, juridique, sociale, environnementale, commerciale, IT.
Aide à la décision
Coût/bénéfice · Effort/Impact · Multi-critèresAnalyse Coût / Bénéfice
ROI projetComparer simplement coût total et gains attendus actualisés.
Matrice Effort / Impact
PriorisationTrier les chantiers par leur ratio impact/effort. Toujours commencer par les quick wins.
Analyse Multi-Critères
Arbitrage complexeComparer plusieurs options sur plusieurs critères pondérés. Score = Σ (note × poids).
| Critère | Poids (%) | Option A | Option B | Option C |
|---|---|---|---|---|
| SCORE TOTAL | 100 | 0 | 0 | 0 |
Notez chaque option de 0 à 10 sur chaque critère. Le score le plus élevé indique l'option à privilégier.
Scénarios Stratégiques
PlanificationPréparer plusieurs trajectoires plutôt qu'une seule prévision linéaire.
Outils du consultant senior
Benchmark · VOC · CohortesBenchmark Concurrentiel
PositionnementComparer prix, marges, offre, acquisition, expérience client face à 3-5 concurrents directs.
| Critère | Notre entreprise | Concurrent 1 | Concurrent 2 | Best-in-class |
|---|---|---|---|---|
| Prix moyen | ||||
| Marge brute | ||||
| Largeur d'offre | ||||
| NPS / Satisfaction | ||||
| Vitesse d'innovation |
Voix du Client (VOC)
InsightsCapter les attentes réelles : interviews, NPS commenté, verbatim, irritants exprimés.
Analyse de Cohortes
RétentionMesurer la fidélisation par cohorte d'acquisition. Indispensable en SaaS/abonnement.
| Cohorte | M0 | M3 | M6 | M12 | M24 |
|---|---|---|---|---|---|
| 100% | |||||
| 100% | |||||
| 100% |
Mapping Stakeholders
InfluenceIdentifier décideurs, influenceurs, sponsors, bloqueurs sur un projet de transformation.
Analyse Culturelle
Frein humainÉvaluer les freins humains à la transformation. La culture mange la stratégie au petit-déjeuner (Drucker).
IA & data pour le conseil moderne
BI · Forecasting · RPA · GenAIBI / Data Visualization
Pilotage temps réelCentraliser les données de l'entreprise et les restituer sous forme de tableaux de bord interactifs accessibles à tous les niveaux. Outils marché : Power BI (Microsoft, le plus répandu), Tableau (référence dataviz), Looker Studio (gratuit, écosystème Google), Qlik Sense, Metabase (open-source). Permet de remplacer les reportings Excel manuels par un pilotage en temps réel.
Forecasting — Prévisions
AnticipationPrévoir l'avenir à partir de l'historique et de variables explicatives : ventes (saisonnalité, tendances, événements), trésorerie (encaissements/décaissements à 13 semaines), stocks (demand planning), demande, charges. Méthodes : moyenne mobile, lissage exponentiel (Holt-Winters), ARIMA, modèles ML (Prophet, XGBoost). Le forecasting est la base du S&OP (Sales & Operations Planning).
Analyse Prédictive
Machine LearningModèles statistiques et ML pour anticiper des événements à enjeu : churn prédictif (identifier les clients à risque de partir 60 jours avant), scoring de défaut paiement, détection de fraude (transactions atypiques), scoring commercial (probabilité de signer un deal), maintenance prédictive. ROI typique : passer de l'action curative à l'action préventive.
RPA — Automatisation des Processus
Productivité adminRobotic Process Automation : logiciels qui imitent un humain sur des tâches répétitives (saisies, rapprochements, extractions, envois). Cible : opérations administratives à fort volume et faible valeur ajoutée. Outils marché : UiPath, Automation Anywhere, Blue Prism, Power Automate. ROI typique : 4-12 mois sur une tâche bien choisie. Économies de 30-70 % du temps humain.
IA Générative appliquée au conseil
Augmentation cognitiveModèles génératifs (GPT, Claude, Gemini, Mistral) appliqués à : synthèse stratégique (résumer 50 pages en 2), analyse documentaire (Q&A sur contrats), génération de reportings, aide à la rédaction (notes, mémos, slides), simulation de scénarios, analyse de données non structurées (verbatim clients, emails). Cas d'usage à fort ROI dans toutes les fonctions support et le conseil. Attention aux risques : hallucinations, fuites de données confidentielles, biais.
Outils comptables & techniques avancés
Plan de financement · Levier · ProvisionsTableau de Financement
Variation FRNGAnalyse de la variation du Fonds de Roulement Net Global entre deux exercices. Décompose les ressources durables nouvelles (CAF, cessions, augmentation de capital, emprunts nouveaux) et les emplois stables (investissements, remboursements de dette, dividendes). C'est l'analyse rétrospective de la dynamique financière de l'entreprise — où est venu l'argent, où est-il allé ?
- Ressources > Emplois : amélioration du FRNG, équilibre LT renforcé
- Ressources ≈ Emplois : stabilité, à surveiller selon contexte
- Ressources < Emplois : dégradation, financement par BFR ou trésorerie
Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE)
Cash réelTrésorerie réellement générée par l'exploitation, après absorption de la variation du BFR. Un EBE élevé peut masquer un cash nul si le BFR gonfle. L'ETE est le vrai indicateur de la capacité de l'exploitation à générer du cash.
- ETE > 0 et > investissements de maintien : autofinancement assuré
- ETE > 0 mais < investissements : croissance dépendant de financements externes
- ETE < 0 : croissance toxique — cash brûlé malgré une activité apparemment rentable
Plan de Financement
Projection 3 ansProjection prospective des besoins et ressources financières à 3-5 ans. Outil clé pour : création d'entreprise (business plan), investissement majeur, levée de fonds, restructuration. Un plan déséquilibré (solde cumulé négatif) signale un besoin de financement complémentaire à anticiper.
| Poste (k€) | N+1 | N+2 | N+3 |
|---|---|---|---|
| Besoins — Investissements | |||
| Remboursements dette | |||
| Δ BFR | |||
| Dividendes | |||
| Total besoins | 0 | 0 | 0 |
| Ressources — CAF | |||
| Nouveaux emprunts | |||
| Augmentation capital | |||
| Cessions / subventions | |||
| Total ressources | 0 | 0 | 0 |
| Solde (ressources − besoins) | 0 | 0 | 0 |
- Solde > 0 chaque année : plan financièrement viable
- Solde positif cumulé mais négatif sur une année : besoin de relais de trésorerie temporaire
- Solde cumulé < 0 : besoin de financement complémentaire à mobiliser
Budget de Trésorerie
Prévision mensuellePrévision mensuelle des encaissements et décaissements sur 12 mois glissants. Intègre les délais clients/fournisseurs, la TVA, les échéances sociales et fiscales. Sert à anticiper les déficits de trésorerie et à dimensionner les solutions de financement court terme. C'est l'outil de pilotage opérationnel de la trésorerie.
Plan de Trésorerie
Financement CTConstruction des solutions de financement court terme pour couvrir les besoins identifiés par le budget de trésorerie. Outils mobilisables : découvert bancaire (souple, cher), cession Dailly (créances pro), affacturage (cession + recouvrement), escompte (effets de commerce), crédit de campagne (saisonnalité), billet de trésorerie (grandes entreprises).
Effet de Levier Financier
AmplificationMesure l'amplification (ou destruction) de la rentabilité actionnaire par la dette. Tant que la rentabilité économique (Re) dépasse le taux d'intérêt (te), s'endetter accroît la rentabilité financière (ROE). Si la situation s'inverse, la dette détruit de la valeur (effet massue).
- Re > te : levier positif — la dette amplifie le ROE
- Re ≈ te : levier neutre — la dette n'apporte rien
- Re < te : effet massue — la dette détruit la valeur actionnaire
Levier Opérationnel
Sensibilité résultat / CAMesure la sensibilité du résultat aux variations du CA. Plus les coûts fixes sont importants relativement à la MCV, plus le levier opérationnel est fort. Un LO de 3 signifie qu'une variation de 1 % du CA entraîne une variation de 3 % du résultat d'exploitation — dans les deux sens.
- < 2 : structure flexible, peu sensible à la conjoncture
- 2-5 : standard industriel
- > 5 : très sensible aux variations du CA, risque conjoncturel élevé
Analyse BFRE
Cycle d'exploitationAnalyse fine du Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation : décomposition par composante (stocks, créances, dettes fournisseurs) et identification des leviers d'action. Le BFRE absorbe ou libère du cash selon ses variations — un BFRE qui croît plus vite que le CA est un signal d'alerte.
- Stocks : S&OP, juste-à-temps, déstockage produits dormants
- Clients (DSO) : acomptes, relances automatisées, scoring, affacturage
- Fournisseurs (DPO) : renégociation délais sans rupture de relation
Analyse des Flux OEC
Trésorerie consolidéeLecture des trois grandes catégories de flux selon le référentiel OEC (Ordre des Experts-Comptables) : flux d'activité (= cash généré par l'exploitation), flux d'investissement (acquisitions et cessions d'actifs), flux de financement (apports et remboursements). Outil clé pour le diagnostic bancaire, l'audit et le restructuring.
- Activité (+) > Investissement (−) : autofinancement
- Activité (+), Investissement (−), Financement (+) : croissance financée — sain si rentable
- Activité (−), Financement (+) : entreprise sous perfusion — alerte rouge
- Activité (+), Investissement (+), Financement (−) : phase de désinvestissement / remboursement
Analyse des Charges Incorporables
Retraitement analytiqueRetraitement de la comptabilité générale vers la comptabilité analytique. Charges incorporables : retenues pour le calcul des coûts (achats consommés, MOD, énergie productive). Non incorporables : exclues (charges exceptionnelles, IS). Supplétives : ajoutées bien que non comptabilisées (rémunération conventionnelle du dirigeant, des capitaux propres).
Répartition Primaire / Secondaire
Ventilation indirectsMéthode de ventilation des charges indirectes en deux étapes : répartition primaire = affectation directe aux centres d'analyse (principaux ou auxiliaires). Répartition secondaire = déversement des centres auxiliaires sur les centres principaux selon des clés (% d'utilisation). Étape technique mais incontournable pour obtenir des coûts complets fiables.
Centres d'Analyse
Architecture analytiqueDécoupage de l'entreprise en centres pour ventiler les charges indirectes. Centres principaux : liés directement à la production/vente (atelier, magasin, distribution). Centres auxiliaires : supports (entretien, énergie, IT, RH, administration). Les auxiliaires se déversent dans les principaux via la répartition secondaire.
Unités d'Œuvre (UO)
ImputationUnité de mesure d'activité utilisée pour imputer les charges d'un centre d'analyse aux produits. Exemples : heure machine pour un atelier capital-intensif, heure de MOD pour un atelier main-d'œuvre intensif, kg traité dans l'agro, unité produite dans un montage standardisé, ligne de commande en logistique. Le choix de l'UO est stratégique : il oriente l'analyse de rentabilité.
Méthodes de Valorisation des Stocks
FIFO · CUMPChoix de la méthode comptable et analytique de valorisation. FIFO (First In First Out) : sortie au coût d'achat le plus ancien — stock valorisé au plus récent. CUMP (Coût Unitaire Moyen Pondéré) : moyenne pondérée recalculée. CUMP mobile : recalcul à chaque entrée. En période d'inflation, le FIFO majore le résultat (sortie des coûts anciens, plus bas) vs CUMP qui lisse.
- FIFO : produits périssables, traçabilité requise, prix stables ou baissiers
- CUMP : matières fongibles, prix volatils, simplicité de gestion
- LIFO interdit en France et en IFRS (autorisé US GAAP uniquement)
Analyse des Écarts Budgétaires
Contrôle budgétaireDécomposition des écarts entre réalisé et budgété pour identifier les causes (effet prix, effet volume, effet mix, effet productivité, écarts de coûts fixes). Méthode systématique en contrôle de gestion : on décompose l'écart total en sous-écarts isolables. Permet de cibler les actions correctives.
- Écart de prix : différence entre prix réel et prix standard × quantité
- Écart de volume : différence entre quantité réelle et quantité budgétée × prix standard
- Écart de mix : impact de la composition du panier
- Écart sur charges fixes : sur-/sous-absorption due à l'activité
Balanced Scorecard (Kaplan & Norton) — rappel
Pilotage multidim.Méthodologie complète développée à Harvard par Kaplan et Norton : 4 axes (Finance, Clients, Processus internes, Apprentissage) avec une carte stratégique reliant les objectifs des 4 axes par relations causales (l'apprentissage améliore les processus, qui améliorent la satisfaction client, qui améliore la finance). Outil 65 ci-dessus pour scoring détaillé.
Analyse Crédit-Bail
Retraitement comparabilitéRetraitement des contrats de crédit-bail pour homogénéiser l'analyse financière. En comptes sociaux, un crédit-bail apparaît en simple charge de loyer (résultat) — alors qu'économiquement c'est l'équivalent d'une acquisition financée par dette. Retraitement : ajouter amortissement fictif au bilan (actif) et dette financière implicite (passif). Permet de comparer une entreprise qui loue à une autre qui achète.
Analyse Intérim & Masse Salariale
Retraitement VAL'intérim est comptabilisé en consommations externes (compte 621) alors qu'économiquement c'est de la main d'œuvre. Pour comparer deux entreprises dont l'une recourt massivement à l'intérim et l'autre non, il faut reclasser l'intérim de consommations externes vers charges de personnel. Conséquence : la VA augmente (moins de consommations), l'EBE reste identique mais le ratio VA/CA devient comparable.
Gestion du Risque Client
RecouvrementOutils opérationnels de gestion du risque d'impayé : lettrage (rapprochement facture/paiement), balance âgée (analyse des créances par tranche d'ancienneté), relances graduées (mail, courrier, mise en demeure), scoring crédit avant ouverture de compte, provisions clients douteux selon ancienneté. Cible : minimiser les pertes sur créances irrécouvrables tout en préservant la relation commerciale.
- % créances > 60j : < 5 % du total clients
- 5-15 % : nécessite une cellule recouvrement active
- > 15 % : process de recouvrement défaillant
Analyse TVA & Fiscalité Opérationnelle
Pilotage fiscalPilotage de la TVA collectée et déductible, anticipation des décalages temporels (encaissements / décaissements vs déclaration), gestion du crédit de TVA (demande de remboursement vs imputation), conformité (autoliquidation, intracom, e-invoicing). En BtoB la TVA est un flux neutre mais elle pèse fortement sur la trésorerie via les décalages.
Analyse des Modes de Financement
Structure capitalPanorama des options de financement et arbitrage selon coût, dilution, contraintes : dette bancaire (classique, taux fixe ou variable), crédit-bail (préserve les ratios bilan), affacturage (mobilisation créances), augmentation de capital (pas de dette, dilution), subventions (BPI France, régions), quasi-fonds propres (obligations convertibles, prêts participatifs), crowdfunding, obligations (Euro PP pour ETI).
Analyse des Amortissements
Intensité capitalistiqueMesure l'intensité capitalistique (combien d'actifs immobilisés pour produire) et la politique de renouvellement (le taux d'amortissement reflète l'âge moyen des actifs). Méthodes : linéaire (charge constante, le plus courant), dégressif (charge plus forte les premières années, avantage fiscal sur biens éligibles), exceptionnel (amortissement accéléré pour incitation fiscale ponctuelle).
- Inv / Dot < 0,8 : sous-investissement, outil vieillissant
- 0,8-1,2 : renouvellement à l'identique
- > 1,2 : phase d'investissement (croissance ou modernisation)
Analyse des Provisions
PrudenceÉvaluation des risques futurs et application du principe de prudence comptable. Provisions pour risques (litiges, garanties données, restructuration), provisions pour charges (gros entretien, départs en retraite — IFC), provisions pour dépréciation (clients douteux, stocks obsolètes, titres). Une politique de provision trop laxiste embellit le résultat ; trop conservatrice le pénalise.
Analyse des Titres Financiers
Placements & participationsExamen des titres détenus par l'entreprise : titres de participation (filiales, > 10 %, contrôle/influence — pas d'amortissement, mais dépréciation possible), titres immobilisés de l'activité de portefeuille, titres de placement (court terme, valorisés au coût ou cours du marché). Permet d'identifier la stratégie financière (diversification, partenariats, trésorerie placée).
Analyse des Gains/Pertes de Change
Risque devisesMesure de l'exposition au risque de change pour les entreprises ayant des flux ou des positions en devises. Trois types d'exposition : transaction (créances/dettes en devises), économique (compétitivité face à concurrents en zone monétaire différente), conversion (consolidation de filiales étrangères). Instruments de couverture : forward, option, swap, ou couverture naturelle (matching achats/ventes par devise).
Analyse Participation Salariés
RedistributionMesure l'impact social et financier de la redistribution aux salariés. Dispositifs : participation (obligatoire > 50 salariés, formule légale basée sur bénéfice fiscal et CP), intéressement (facultatif, indexé sur performance), abondement PEE/PERCO (épargne salariale), actionnariat salarié. Levier d'engagement et de fidélisation, avec optimisation fiscale et sociale (exonération de charges).
Diagnostic Financier Global
SynthèseSynthèse de l'ensemble du diagnostic financier sur 5 dimensions : rentabilité (marges, ROCE, ROE), solvabilité (autonomie, gearing, capacité remboursement), liquidité (FRNG, BFR, TN, ratio liquidité), structure financière (équilibre bilanciel, mix dette/CP), performance opérationnelle (rotation actifs, BFR jours, productivité). C'est l'aboutissement du diagnostic ; voir aussi la Scorecard globale ★ ci-dessous qui automatise cette synthèse à partir des données saisies.
Les vrais leviers de performance
Auto-diagnosticLes 10 leviers structurels
Auto-éval.Évolution N-2 / N-1 / N — dynamique sur 3 exercices
Une analyse statique ne suffit jamais : la dynamique compte autant que le niveau. Saisissez les indicateurs des deux exercices précédents (N-1 et N-2) ci-dessous. Le système calcule automatiquement la tendance sur 3 ans, détecte les effets ciseaux, et visualise les courbes d'évolution.
Saisie des exercices précédents
Données historiquesReprenez les valeurs des exercices N-2 et N-1 dans les champs ci-dessous. Le système les compare aux valeurs N saisies dans les modules I à IV.
| Indicateur | N-2 (k€) | N-1 (k€) |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | ||
| EBE | ||
| Résultat d'exploitation | ||
| Résultat net | ||
| CAF | ||
| Capitaux propres | ||
| Dettes financières | ||
| BFR | ||
| Trésorerie nette |
Tableau d'évolution sur 3 exercices
Tendance| Indicateur | N-2 | N-1 | N | Δ N-1 vs N-2 | Δ N vs N-1 | CAGR 2 ans | Tendance |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CA | — | — | — | — | — | — | — |
| EBE | — | — | — | — | — | — | — |
| REX | — | — | — | — | — | — | — |
| RN | — | — | — | — | — | — | — |
| CAF | — | — | — | — | — | — | — |
| CP | — | — | — | — | — | — | — |
| Dette | — | — | — | — | — | — | — |
| BFR | — | — | — | — | — | — | — |
| TN | — | — | — | — | — | — | — |
- ▲▲ Accélération : croissance qui s'amplifie d'année en année
- ▲ Progression régulière sur les 2 années
- ↔ Inflexion : tendance qui s'inverse en N (à analyser)
- ▼ Décroissance régulière sur les 2 années
- ▼▼ Accélération à la baisse : signal d'alerte fort
Visualisation des tendances sur 3 exercices
CourbesÉvolution graphique des principaux indicateurs sur 3 exercices. Une courbe régulièrement ascendante traduit une dynamique saine ; une cassure ou inversion signale un point d'inflexion à analyser.
Diagnostic dynamique automatique
SynthèseAnalyse automatique des effets ciseaux et de la tendance générale sur 3 exercices.
Z-score d'Altman — Prédiction de défaillance
Modèle statistique développé par Edward Altman (NYU, 1968, révisé pour entreprises non cotées). Combine 5 ratios financiers pondérés en un score unique qui prédit le risque de défaillance à 1-2 ans. Utilisé massivement par les banques, les assureurs-crédit et les agences de notation. Variante Z'-score (entreprises non cotées et industrielles) appliquée ici.
Z'-score d'Altman (entreprises non cotées)
Risque de défaillanceLe Z'-score d'Altman est calculé automatiquement à partir des données déjà saisies (bilan, compte de résultat). Une seule donnée complémentaire est requise : les réserves (bénéfices non distribués accumulés depuis la création).
T1 = (Actif circulant − Dettes CT) / Total Actif | T2 = Réserves / Total Actif | T3 = EBIT / Total Actif
T4 = Capitaux propres / Dettes totales | T5 = CA / Total Actif
- Z' < 1,23 : zone de défaillance — risque très élevé de cessation de paiements dans les 12-24 mois
- 1,23 ≤ Z' < 2,90 : zone d'incertitude (grise) — situation fragile, surveillance et plan de redressement recommandés
- Z' ≥ 2,90 : zone de sécurité — faible probabilité de défaillance, entreprise solide
Score Conan-Holder (variante française)
Banques françaisesModèle français développé par Conan et Holder (1979), couramment utilisé par les banques françaises et la Banque de France. Calibré sur des PME françaises, il combine 5 ratios différents et donne un score qui prédit le risque de défaillance à 3 ans.
R1 = EBE / Dettes totales | R2 = CP / Total Passif | R3 = Actif réalisable + disponible / Total Actif
R4 = Frais financiers / CA HT | R5 = Frais de personnel / VA
- Score < -0,05 : zone à risque — probabilité de défaillance > 65 %
- -0,05 ≤ Score < +0,04 : zone d'incertitude — probabilité 30-65 %
- +0,04 ≤ Score < +0,10 : zone favorable — probabilité 10-30 %
- Score ≥ +0,10 : zone très favorable — probabilité < 10 %
Simulateur What-if — Scénarios stratégiques
Aide à la décisionTestez l'impact de décisions stratégiques sur la rentabilité et la trésorerie. Saisissez vos variations (en %) sur les leviers principaux : le simulateur calcule l'impact sur l'EBE, le résultat net et la trésorerie selon trois scénarios.
Définition des scénarios — variations par rapport à N
HypothèsesPour chaque levier, indiquez la variation en % par rapport à l'exercice N actuel. Un signe + correspond à une hausse, un signe − à une baisse. Le scénario central est votre hypothèse la plus probable, l'optimiste teste un contexte favorable, le pessimiste stresse votre modèle économique.
| Levier | Optimiste (%) | Central (%) | Pessimiste (%) |
|---|---|---|---|
| Évolution du CA | |||
| Coût matières / achats | |||
| Charges de personnel | |||
| Autres charges externes | |||
| DSO clients (jours absolus) | |||
| Investissements supplémentaires (k€) |
Impact des scénarios
SimulationPrévisionnel Trésorerie 13 semaines
Cash managementTableau classique du cash management : prévision glissante des encaissements et décaissements sur 13 semaines (un trimestre). Permet d'anticiper les tensions de trésorerie et de dimensionner les besoins de financement court terme.
Paramètres et trésorerie de départ
ConfigurationEncaissements & décaissements prévisionnels
Tableau glissantSaisissez les flux prévisionnels par semaine (en k€). Les totaux par semaine et la trésorerie cumulée se calculent automatiquement.
| Poste / Semaine |
|---|
- Trésorerie cumulée positive sur les 13 semaines : situation maîtrisée
- Trésorerie négative mais dans la ligne de découvert autorisée : tension à surveiller, renégocier la ligne si récurrent
- Trésorerie négative au-delà du découvert : besoin de financement complémentaire à mobiliser immédiatement (Dailly, affacturage, augmentation découvert, apport)
Synthèse 13 semaines
Pilotage cashScorecard globale & diagnostic automatique
Synthèse multi-dimensionnelle calculée automatiquement à partir des données saisies. Le score global et les six dimensions sont normalisés sur 100. Ce diagnostic constitue l'aboutissement de l'analyse, équivalent au Diagnostic Financier Global (outil 119) du document de référence.
Score de performance global
Synthèse- Saisissez les données…
- Saisissez les données…
Lecture du score
Méthode- 0–35 — CRITIQUE : restructuration nécessaire, problèmes majeurs sur plusieurs dimensions
- 35–55 — VIGILANCE : zones de fragilité significatives, plan correctif à engager
- 55–75 — SAIN : performance honorable, marges d'optimisation identifiables
- 75–100 — EXCELLENCE : entreprise performante, à consolider et défendre
Dashboard Cockpit — Point hebdo / mensuel
Pilotage opérationnelVue cockpit synthétique pour vos points de pilotage hebdomadaires ou mensuels. Tous les indicateurs sont calculés à partir des données saisies dans les modules précédents. Cible : revue d'1h avec votre comité ou imprimé recto/verso A4.
Paramètres de la revue & actions de la période
ConfigurationIndicateurs vitaux
Top 4 KPIÉvolution & structure
VisualisationAlertes & clignotants
VigilanceDétection automatique des points d'attention et alertes critiques. Vert = sain, orange = à surveiller, rouge = action requise.
Zones de pilotage — 6 dimensions
Vue 360°Décisions & relevé de comité
Compte-renduNotes prises pendant la revue : décisions prises, arbitrages, points reportés, actions à confirmer.
Plan d'action consultant — 5 étapes
Restitution de la logique d'intervention du consultant senior : du diagnostic au pilotage, en passant par l'identification des leviers, la priorisation et le plan d'action.
Diagnostic — synthèse
Étape 1Leviers prioritaires identifiés
Étape 2Plan d'action — Quick wins / Moyen terme / Transformation
Étapes 3–4| Horizon | Action | Responsable | Impact (€) |
|---|---|---|---|
| Quick wins (0–3 m) | |||
| Moyen terme (3–12 m) | |||
| Transformation (12 m +) |
Pilotage post-déploiement
Étape 5© SANJEI — Saint-Denis de La Réunion — contact@sanjei.fr
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